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Le Maroc s'est progressivement imposé comme l'une des principales destinations d'investissement en Afrique grâce à sa stabilité économique, à sa position géographique stratégique et aux nombreuses réformes entreprises afin d'améliorer le climat des affaires. Les investissements étrangers jouent aujourd'hui un rôle essentiel dans le développement de l'économie nationale, qu'il s'agisse de projets industriels, commerciaux, technologiques ou de services.
Dans ce contexte, une question revient fréquemment chez les investisseurs internationaux : un investisseur étranger peut-il investir au Maroc sans être associé à un ressortissant marocain ?
Contrairement à une idée largement répandue, le droit marocain ne prévoit pas, en principe, d'obligation générale imposant à un investisseur étranger de s'associer avec un partenaire marocain pour exercer une activité économique. L'analyse de plusieurs textes législatifs témoigne de la volonté du législateur marocain de favoriser l'investissement, indépendamment de la nationalité des investisseurs, tout en soumettant certaines activités à des réglementations spécifiques.
L'absence d'une obligation générale de s'associer avec un ressortissant marocain
Le droit marocain des affaires repose sur un principe d'ouverture à l'investissement étranger. Aucune disposition légale de portée générale n'impose qu'une société constituée au Maroc comporte obligatoirement un associé de nationalité marocaine.
Cette approche se retrouve dans les principales lois régissant les sociétés commerciales. La loi n° 17-95 relative aux sociétés anonymes fixe les conditions de constitution des sociétés anonymes, notamment le nombre minimal d'actionnaires, sans subordonner cette constitution à la nationalité de ces derniers. De même, la loi n° 5-96 relative aux sociétés à responsabilité limitée permet la constitution d'une SARL à associé unique, sans exiger qu'il soit marocain.
Ainsi, les conditions imposées par la législation concernent essentiellement la forme juridique de la société, les règles de gouvernance et les obligations financières, plutôt que la nationalité des associés.
Une politique législative favorable à l'investissement international
L’ouverture du Maroc aux investissements étrangers apparaît également à travers plusieurs législations sectorielles.
À titre d'exemple, l'article premier de la loi n° 103-12 relative aux établissements de crédit précise que ces établissements exercent leur activité au Maroc « quels que soient le lieu de leur siège social, la nationalité des apporteurs de leur capital social ou de leur dotation ou celle de leurs dirigeants ». Si cette disposition concerne un secteur réglementé, elle illustre néanmoins une orientation du législateur consistant à ne pas faire de la nationalité des investisseurs un critère d'accès à l'activité. Les exigences portent principalement sur l'obtention des autorisations nécessaires ainsi que sur le respect des conditions prudentielles prévues par la réglementation applicable.
Cette approche confirme que, l'accès à cette activité n'est pas subordonné à la participation d'un associé marocain, mais au respect des conditions d'autorisation et de contrôle prévues par la législation sectorielle.
La protection des actifs immatériels : une illustration de l'ouverture du Maroc aux investisseurs étrangers
Au-delà des règles relatives à la constitution des sociétés, le cadre juridique marocain offre aux investisseurs étrangers un ensemble de garanties destinées à sécuriser leurs investissements. Parmi celles-ci figure la protection de la propriété industrielle, qui constitue un élément essentiel pour les entreprises souhaitant protéger leurs innovations, leurs marques, leurs dessins et modèles ou encore leurs autres actifs immatériels. La législation marocaine, en conformité avec les engagements internationaux du Royaume, adopte une approche fondée sur l'égalité de traitement entre les opérateurs nationaux et étrangers, sans faire de la présence d'un associé marocain une condition préalable à l'accès à cette protection.
L'orientation du législateur marocain en faveur d'un environnement juridique ouvert et sécurisé pour les investisseurs étrangers se reflète également dans le régime applicable à la propriété industrielle. En effet, la loi n° 17-97 relative à la protection de la propriété industrielle garantit la protection des brevets d'invention, des marques de fabrique, de commerce ou de service, des dessins et modèles industriels, des schémas de configuration des circuits intégrés, des noms commerciaux, des indications de provenance et des appellations d'origine, au bénéfice tant des opérateurs nationaux que des ressortissants étrangers remplissant les conditions prévues par la loi et les conventions internationales auxquelles le Maroc est partie. Sans faire de leur nationalité ou de leur association avec un ressortissant marocain une condition préalable à l'exercice de ces droits. Les exigences portent exclusivement sur le respect des conditions légales et conventionnelles applicables.
Un accompagnement juridique indispensable
Le choix de la structure juridique, la vérification des conditions d'exercice de l'activité, l'analyse des éventuelles autorisations requises ainsi que la sécurisation de l'investissement constituent des étapes essentielles pour tout investisseur étranger souhaitant développer une activité au Maroc.
Chaque projet présente des particularités qui nécessitent une étude personnalisée afin de garantir sa conformité avec la législation marocaine et d'anticiper les éventuelles contraintes réglementaires.
Les équipes de Giambrone & Partners accompagnent les investisseurs étrangers dans leurs projets d'implantation au Maroc, qu'il s'agisse de la constitution de sociétés, de l'analyse des réglementations sectorielles, de la protection de leurs investissements ou de leurs droits de propriété industrielle.
Grâce à une expertise reconnue en droit des affaires et en investissement international, nos avocats assistent leurs clients à chaque étape de leur projet afin de sécuriser leurs opérations et de favoriser leur développement au Maroc.